La Fondation Brazzaville au 7ème Forum Mondial de l’UNAOC à Baku

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La Fondation Brazzaville au 7ème Forum Mondial de l’UNAOC à Baku

Du 25 au 27 avril 2016 s’est déroulée à Baku (Azerbaïdjan), la 7ème édition du Global Forum of the United Nations Alliance of Civilizations dont le thème central était « Living Together In Inclusive Societies : A Challenge and A Goal ».

A cette occasion, la Fondation Brazzaville a été doublement représentée. Jean-Yves Ollivier, Président de la Fondation Brazzaville et Sundeep Waslekar, Président du Strategic Foresight group et membre du conseil consultatif de la Fondation Brazzaville ont participé en tant qu’experts, à l’atelier « Constructing Peace, Deconstructing Terror » co-organisé par le Strategic Foresight group.

Le Strategic Foresight group est un think-tank indien qui conseille gouvernements et institutions sur les enjeux d’un monde globalisé (résolution de conflits, terrorisme, guerre de l’eau, prévisions économiques).

Jean-Yves Ollivier, Président de la Fondation Brazzaville et Sundeep Waslekar Président du Strategic Foresight group et membre du conseil consultatif de la Fondation Brazzaville ont ainsi abordé les questions suivantes :

  • Peut-on instaurer un véritable processus de dialogue entre les Etats-clés au Moyen-Orient et dans les autres parties du monde pour lutter contre l’extrémisme violent ?
  • Un nouveau contrat social « global » pour les régions détruites par des conflits internes ou régionaux peut-il aider à réduire l’attrait vers les mouvances extrémistes ?
  • Que doit-on faire pour restaurer le sens de la dignité auprès des populations se sentant marginalisées ?
  • Comment peut-on passer des thématiques confessionnelles ou communautaristes aux thématiques économiques et stratégiques face à un extrémiste violent ?

La discussion du panel réuni a abouti aux conclusions suivantes :

  • Le système international centré sur les Nations-Unis n’est pas totalement adapté à la mise en place de règles de droit dans la résolution des conflits. Il est nécessaire de revoir les structures institutionnelles des Nations-Unies, y compris le Conseil de sécurité. Il est aussi nécessaire pour tous les pays d’investir des ressources financières et humaines pour contribuer à l’action des Nations-Unies.
  • Il est primordial d’établir un dialogue à différents niveaux, d’une part entre gouvernements et d’autre part entre acteurs non-étatiques. Cependant, pour que le dialogue soit constructif, il est essentiel de comprendre la position des différentes parties. Il est aussi important d’écouter le discours des parties adverses et de s’attaquer aux vecteurs « psychologiques » générant la violence.
  • Le droit international et le dialogue peuvent ne pas fonctionner avec des organisations comme Daesh ou Boko Haram, lesquelles ne croient précisément pas en l’idée d’Etat et qui se présentent sous différentes formes dans plusieurs parties du monde. Pour négocier avec de telles organisations, il est essentiel de chercher à comprendre en amont et en profondeur leurs ressors. Une telle approche semble faire souvent défaut aujourd’hui.

 

Intervenants du panel :

  • Danilo Türk, ancien Président de Slovénie
  • Egemen Bagis, parlementaire et ancien ministre des Affaires européennes de Turquie
  • Lord Alderdice, ancien « Speaker » du Parlement d’Irlande du Nord
  • Dr Nasharudin Mat Isa, Directeur général du Global Movement of Moderates Foundation et ancien membre du Parlement de Malaisie
  • Jean-Yves Ollivier, Président de la Fondation Brazzaville
  • Samir Barhoum, Rédacteur en chef, The Jordan Times

 

Modérateur : Sundeep Waslekar, Président, Strategic Foresight Group, India

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