Medicines that lie - symposium à Londres

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Medicines that lie - symposium à Londres

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"Lutte contre les médicaments falsifiés : des experts mondiaux réunis dans la capitale anglaise" 

 Article  publiee dans L'ADIAC


A l’initiative du Harvard Global Health Institute, London School of Hygiene and Tropical Medicine et la Fondation Brazzaville, basée au Royaume-Uni, une rencontre se tient les 27 et 28 mars, à Londres, à la faveur d’une conférence pour débattre de la problématique sur les faux médicaments.

Selon des statistiques, chaque année, plus de cinq millions de personnes meurent dans le monde à cause du VIH/sida, la tuberculose (TB) et le paludisme, considérés comme trois principaux problème de santé publique. En effet, cette rencontre des experts mondiaux de premier plan en matière de santé, de droit et de sécurité ainsi que des décideurs, régulateurs et représentants de l'industrie pharmaceutique du monde entier, permettra d’évaluer l'état actuel du problème et discuter de la voie à suivre. Ainsi, les participants s’interrogeront sur le nombre de décès dus à l'utilisation de médicaments de qualité inférieure ou falsifiée ; la responsabilité des médicaments falsifiés dans l'augmentation de la résistance aux antimicrobiens.

« La prolifération de médicaments de qualité inférieure ou falsifiée est une cause majeure de l'augmentation de la résistance aux antimicrobiens, ce qui rend les infections dangereuses comme le VIH, la tuberculose et le paludisme plus difficiles à traiter et responsables de graves pertes économiques. La RAM devrait devenir la principale cause de décès d'ici 2050, tuant plus de personnes que le cancer », alertent les organisateurs.

En 2013, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que plus de 120 000 enfants africains avaient perdu la vie à cause de faux antipaludéens et d'autres médicaments. L'énorme profitabilité du commerce de faux médicaments a créé une industrie qui, dès 2010, devait valoir plus de 75 milliards de dollars par an en ayant augmenté de 90% en cinq ans.

L'Assemblée mondiale de la santé appelée à passer à l’action 

Dans la perspective de la prochaine Assemblée mondiale de la santé prévue en mai, le Harvard Global Health Institute et la Fondation Brazzaville soulignent la nécessité de considérer les médicaments de qualité inférieure et falsifiés comme une menace majeure pour la santé mondiale, nécessitant des actions concrètes. Ces deux organisations, reconnaissant toutefois les recherches et les initiatives précieuses en cours dans le monde, pensent qu’il est temps pour la communauté internationale de se doter d’une stratégie coordonnée et globale qui aborde tous les aspects du problème. Elles estiment que cette stratégie devrait inclure des campagnes de sensibilisation des consommateurs aux dangers ; des cadres juridiques renforcés ; des sanctions pénales plus sévères ; et un meilleur accès à des médicaments génériques bon marché. Le but étant d’aider les pays en voie de développement qui sont contraints d'acheter de faux médicaments puisque ne disposant pas des moyens pour s'offrir des médicaments authentiques.

« Avec une meilleure coordination aux niveaux national, régional et international, nous sommes convaincus que les bonnes solutions politiques sont disponibles. Dans notre appel à l'action, nous voulons exhorter la communauté internationale, en commençant par l'Assemblée mondiale de la santé, à faire de cette question une véritable priorité dans le programme mondial de santé et à lui accorder l'attention et l'engagement qu'elle mérite », soulignent le Pr Ashish Jha, directeur du Harvard Global Health Institute, et Sir David Richmond, président directeur général de la Fondation Brazzaville.

Soucieux du fait que des malades font des voyages chaque jour dans le monde, pour se faire soigner en investissant énormément, ces deux personnalités notent une autre barrière les empêchant souvent de se faire guérir : la qualité des médicaments utilisés. « Chaque fois que des personnes recevront des antibiotiques à base d'amidon de maïs ou de médicaments antirétroviraux pour le VIH dépourvus des principes actifs adéquats, leurs voyages auront été vains. Et le coût de cet échec est énorme : l'enfant de 6 ans qui manque des mois d'école en raison d'un rétablissement inutilement long du paludisme, ou un homme qui propage par inadvertance le VIH résistant aux médicaments dans sa communauté, ou la mère qui meurt pendant l'accouchement (l'antibiotique était faux) », ont-ils poursuivi.

Parfait Wilfried Douniama

LIRE L'ARTICLE PUBLIE SUR LE SITE DE L'ADIAC